Les responsables techniques (informatique, ingénierie, sécurité et données – tous niveaux d’ancienneté confondus) signalent des retours en arrière dans 78 % des cas. Les dirigeants commerciaux (finance, marketing, expérience client, produit et opérations) de ces mêmes organisations les signalent dans 69 % des cas. L’écart s’étend à la nature des incidents : les responsables techniques signalent des problèmes liés aux informations personnelles (PII) à hauteur de 34 %, tandis que les dirigeants commerciaux les signalent à 27 %. Les dirigeants commerciaux sont moins susceptibles de savoir qu’un retour en arrière a eu lieu, et ils sont également moins susceptibles d’en connaître la raison.
Le même schéma s’applique à la charge d’ingénierie. Les responsables techniques déclarent que leurs équipes consacrent plus de la moitié de leur temps aux garde-fous, à un taux supérieur de 9 points à celui des dirigeants commerciaux (38 % contre 29 %). Le coût d’ingénierie est réel, mais il ne se répartit pas de manière égale au sein de l’équipe dirigeante.
Et pourtant, les responsables techniques sont plus confiants que leurs homologues commerciaux. Les responsables techniques se décrivent comme très confiants dans leur préparation à l’IA à 54 %, contre 43 % pour les dirigeants commerciaux. Le fait d’avoir une visibilité sur la façon dont le programme d’IA est conçu et géré – même lorsque cela fait ressortir davantage d’échecs – semble avoir un impact positif sur la confiance, par rapport à une absence totale de visibilité technique.